Poèmes

0 h 13

 

Sarah !

Je me suis réveillé

En sursaut

Et je décide :

T’appeler

Entendre ta voix…

Inaccessible !

 

Il est 0 h 13,

Pas d’électricité !

Odeur âcre termites volants

Lueur pâle bougie enflammée

Compagnie Gianadda

Il faut bien que je te joigne

Coûte que coûte.

Inaccessible !

 

Je décide

T’envoyer

Un texto :

 

« Belle et sereine

Te voilà dans l’areine,

Tu seras ma Reine,

Sarah ». Inaccessible !

 

Message non envoyé.

Que s’est-il passé ?

Je ne sais pas.

Je me le demande encore.

Inaccessible Sarah!

 

 

Transfusion

 

Depuis votre dernier don, avez-vous eu un problème de santé ?

Non.

Vous sentez-vous fatigué ?

Non.

Ce matin, avez-vous pris un médicament ?

Non.

Une boisson alcoolisée ?

Non.

Êtes-vous marié ?

Pas encore.

Combien de partenaires sexuels avez-nous ?

Comment ?

Combien de partenaires sexuels avez-nous ?

Hm… voyons… un, deux…cinq… sept. Oui, sept.

Avec chacune d’entre elles, vos rapports sont-ils toujours protégés ?

- Pas de réponse -

Prenez ce couloir, la deuxième porte à votre gauche. Attendez là.

- Sonnerie -

Au suivant !...

 

 

 

Exister

 

Ne demeure dans l’étang

Quitte tes basses eaux

Ne perds pas le temps 

Sois pour toi-même un joyau.

 

Vois, on te tend la perche

Mets-toi debout

Pour en saisir un bout

Lève-toi et marche.

 

Vois la lumière

Viens au jour

 Sors de ton infernal séjour

« J’y arriverai », dis ta prière.

 

La vie est à ce prix

Écoute ta conscience

Donne sens à l’existence

Il est temps de partir…

 

 

 

 

Désert et solitude 

 

Besoin de ta chaleur

Régnant dans ce plateau

Supporter la froidure

Qui devient mon château

 

Combien de temps faut-il

Encore sans te voir 

Dans mes pensées en fil ?

Je voudrais bien savoir

 

Dis-le ! Dis-le ! Toujours

D’une parole chaleureuse

Que je suis dans ton cœur

Pour une vie bienheureuse.

 

 

 

 

 

La veuve pleureuse

 

Il y a dans ce jardin

Une veuve

Et il n’y a pas longtemps

Elle avait tout perdu

Dans un mortel accident

Son mari

Son enfant

Sa maison

Tout.

Elle pleurait tout le temps

Elle pleurait tellement

Étant toujours murée

Pas de consolation

Je ne veux

Ni mari

Ni enfant

Ni maison

Rien.

La fille du jardinier

Lui a donné un nom

Un nom évocateur

À cause de ses pleures

Et on l’avait appelé

« Veuve pleureuse ».

 

 

Commentaires (1)

1. Luxury Furniture 13/12/2011

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